En Effet, nous connaissons aujourd’hui l‘ADSL comme
accès par internet haut débit, non seulement le plus répandu
en France mais proposant aussi un débit théorique très
important. Mais lorsqu’il s’agit de transmettre de la vidéo
compressée en MPEG2, et transportée par le DVB (Digital Video
Broadcast), le débit nécessaire passe à 4,2 Mb garanti
(3,5 Mb pour la vidéo encodée et 0,7 Mb pour le protocole de transport).
Petit rappel, un abonnement ADSL classique à 512 Kb en download, est
un débit maximum non garanti par le fournisseur d’accès.
Celui-ci fait une moyenne statistique de la bande passante et n’alloue
souvent que 1/5 de la bande passante qui serait nécessaire pour approvisionner
tous ses abonnés simultanément à 512 Mb. On est donc bien
loin des 4,2 Mb demandés pour transmettre de la vidéo et il y
a donc une vraie révolution de la taille de la bande passante à
prévoir, bien que différents modes de diffusion de flux permettent
d’optimiser l’utilisation de la bande passante :
- L’unicast, consistant à envoyer un flux de donnée
par internaute
- Le broadcast, qui envoie les mêmes flux à tous les utilisateurs
connectés
- Le multicast, qui lui, envoie un flux de données à un groupe
d’utilisateur fermé ;
Le multicast est bien entendu la technologie préférée,
puisqu’il permet au fournisseur de sélectionner parmi ses utilisateurs,
ceux qui sont abonnés au bouquet Télé et n’envoient
le flux correspondant qu’à eux.
L’opérateur télécom va maintenant
devoir investir pour faire migrer son matériel vers ses utilisateurs.
Il devra bientôt encapsuler les données vidéo qu’il
reçoit dans des paquets IP et les envoyer vers ses DSLam (Digital Subscriber
Line Access Multiplexer), matériel de centralisation des flux relié
directement à l’utilisateur (internaute) final. Celui-ci, équipé
d’un modem de type « FREEBOX » déployé récemment
sur Paris et sa région par FREE, comportant une prise péritel,
est branché directement sur la télévision (ou via un décodeur
supplémentaire). Un flux UNIQUE est envoyé vers le modem, celui
de la chaîne demandée. (tout le bouquet de chaînes disponible
n’est pas diffusé en permanence vers les utilisateurs). Lorsque
l’utilisateur voudra changer de chaîne, il enverra une nouvelle
requête à son fournisseur qui lui diffusera la nouvelle chaîne.
Le débit actuel de 155 Mb supportés actuellement par les DSLam
des opérateurs ne supporterait que 155/4,2 = 36,9, soit 36 chaînes
diffusables seulement (pas terrible) ; Une des solutions proposée par
LUCENT est le Gigabit Ethernet. Ensuite, la technologie ADSL aura pour but d’envoyer
un débit sonore parfait garanti, un flux vidéo de bonne qualité
garanti, et un accès internet « au mieux ». On l’aura
compris à ce stade, le service ne sera pas disponible sur Internet depuis
un site, puisqu’il s’agit d’un réseau point à
point entre l‘internaute et son fournisseur d’accès, ce qui
rend par ailleurs le piratage impossible (Théoriquement bien sur).
Aujourd’hui, ce type d’offre existe déjà
outre atlantique, au Canada. En France, Free est prêt à lancer
une phase de test mais n’a pour l’instant pas de partenaire. TF1
cherche des solutions techniques avec LDCom, Canalsatellite dit s’y intéresser,
et AB productions réfléchit encore à son orientation économique.
France télécom enfin, a gelé le budget sur la recherche.