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Chargée de populariser l'usage des NTIC auprès des collectivités locales, la mission Ecoter s'est penchée au Sénat sur la technologie internet sans-fil WiFi
WiFi
sera t'elle le cheval de troye sur la boucle locale ? A l'occasion d'une conférence
organisé mercredi 3 juillet au Sénat, la mission Ecoter s'est
penchée sur la technologie internet sans-fil WiFi.
Présidée par Jean-Pierre RAFFARIN (actuel premier ministre) et
animée par Christian JULIENNE, la mission Ecoter a pour objectif d'aider
les collectivités locales à adopter les nouvelles technologies
de l'information et de la communication.
La première partie de la conférence, tournée vers les questions
techniques, réunissait Brunot SALGUES, enseignant à l'INT, Vincent
BLAVET de Cisco Systems, Yves RODRIGUEZ et Christophe LEROUGE d'Alcatel et enfin
Johny DAVOUST de France Telecom R&D. Les différents intervenants
ont rappelé que la technologie WiFi était déjà ancienne
mais qu'elle bénéficiait depuis peu d'un vif regain d'intérêt
de la part des équipementiers. Les travaux de ces derniers devraient
permettre de disposer dès cet été du 802.11a (sur la bande
des 5 Ghz, avec un débit de 50 Mb/s) et avant la fin 2002 du 802.11g
(même fréquence que le 802.11b mais également un débit
de 50 Mb/s). Les travaux portent également sur l'intercompatibilité
du WiFi avec les technologies cellulaires traditionnelles (GSM, CDMA, UMTS),
sur la sécurisation (la clef de 40 bits devrait passer à 128 bits,
nouveaux outils d'authentification) et sur les outils de facturation dans le
cadre d'un usage commercial par un "wISP", un wireless ISP (fournisseur
d'accès sans-fil).
La seconde partie de la conférence, tournée sur les questions
juridiques, réunissait Martin LOYER de WiFi Paris, Pierre LEFORT et GUY
KARAGHIOSAN de Provence Wireless, Caroline MISCHLER de l'ART et Pierre CONIL
de l'Agence Nationale des Fréquences. Plus "tendue", cette
table-ronde voyait s'opposer deux visions, celle d'associations soutenues par
des élus locaux, ravis de trouver enfin une technologie bon marché
pour proposer le haut débit dans les zones rurales, oubliées par
les grands opérateurs, et celle d'organismes publiques chargés
de contrôler l'usage de cette bande de fréquences, en attendant
le retrait définit de l'Armée et la migration de ses équipements.
L'exemple du village de Mane, en haute-provence, dont le réseau WiFi
mis en place par l'association Provence Wireless avait du être fermé
suite à l'action conjointe de l'ART et de l'ANF a ainsi cristalisé
l'opposition entre ces deux visions. La perspective d'un assouplissement prochain
de la législation n'a pas convaincu les différents élus
locaux présents dans la salle, visiblement déçus de devoir
opter pour la clandestinité pour réduire le fossé numérique
dans les zones rurales.
A l'image de l'expérimentation des inforoutes de l'ardèche (wadsl.com),
un réseau sans-fil IP à très haut débit basé
sur la technologie hypergate (brevet français développées
par la société MDS.fr), les collectivités locales prennent
conscience qu'elles peuvent reprendre le pouvoir sur la boucle locale et proposer,
non seulement du téléphone mais également des services
de télévision ou d'internet haut-débit.
Chargée de contrôler les fréquences mais également
de préserver les équilibres d'un secteur économique engagé
dans la TNT ou l'UMTS, les autorités voient donc d'un très mauvais
oeil ces technologies "alternatives" et de surcroit très bon
marché. Reste à savoir si la "France d'en bas", chère
à Jean-Pierre RAFFARIN, acceptera très longtemps cette situation
et si elle ne mettra pas tout simplement les autorités devant le fait
accompli.
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